Formateur, fier de l'être
Le club de Frasne concentre la moindre parcelle de ses forces vives sur la formation. Des joueurs, mais aussi des éducateurs...
BESANÇON. Jouer, gagner, perdre quelques fois, évidemment, mais surtout former. Voilà le credo du président du club de Frasne, Jean-Pierre Vuitton. Or la qualité de formation des jeunes footballeurs passe, logiquement, par une formation de leurs... formateurs ! « Nous voulons que les parents ou d'autres acquièrent un statut d'éducateur diplômé. C'est essentiel à nos yeux », tient avant tout à préciser le dirigeant frainiaud.
Une exigence qui porte ses fruits, comme le prouve la récente et réjouissante « labellisation école de foot », décernée cette année par la Fédération au club doubien. Un gage de qualité, qui, forcément, s'apparente à un sympathique signe de reconnaissance pour l'investissement de chacun. « Nous devons être le plus petit club de la région labellisé », souligne Patrick Morisod, ancien joueur et fidèle trésorier.
Voilà qui sonne comme une belle promesse pour l'avenir d'un club au réservoir de jeunes intéressant jusqu'aux équipes de quinze ans, mais lesté d'un effectif senior plutôt... léger pour les trois formations engagées. Une promesse, mais pas de garantie car du côté de Frasne, cette vocation, cette mission de formation n'a aucun caractère d'égoïsme, comme l'explique Jean-Pierre Vuitton : « On veut que les gamins du Plateau puissent progresser. Si ils sont ensuite capables de jouer à un niveau supérieur, si c'est pour aller à Pontarlier par exemple, on les aidera ».
Douze saisons bientôt treize ?
En Ligue depuis douze ans, le CS Frasne, monté l'espace d'une saison seulement en PH, n'a pour autant pas d'ambition démesurée. Repartir en PL une fois la coupure estivale dégustée et digérée demeure, cette année, l'objectif affiché. Pilotée par Bernard Thaumieux, en charge de succéder à l'emblématique entraîneur local Claude Fortier, l'équipe fanion connaît une fin de saison en boulet de canon, malgré le revers de ce week-end. Témoins les récents cartons enregistrés aux dépens de Dole (7-0) ou Montmorot (5-0). Jean-Pierre Vuitton a son explication : « On a des gars qui font également du ski, du VTT et qui ne sont pas là tous les dimanches. Mais quand on a tout le monde... ». De quoi, peut-être, amener un peu plus de spectateurs les soirs de match à domicile. Le CS Frasne fut en effet le second club du Haut-Doubs, après le CAP, à s'être doté d'un éclairage nocturne (1992).

Même si le maintien en PL n’est pas mathématiquement assuré,
les joueurs de l’équipe fanion peuvent regarder l’avenir sereinement.
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